Paris

Paris à la terrasse d’un café, le regard glacé par un soleil froid.

Toi sirotant ton chocolat viennois, moi toisant les passants dans la rue.

Je suis comme ça, moi, naturellement hautaine et faussement humaine.

Blancs, noirs, chinois…je vois d’ailleurs plus que la couleur je vois une communauté

La métisse, la généreuse. Une améthyste hors de prix posée au coeur de la France,

A la portée de tout ceux qui apprécient vivre la pluriculture et qui ne demande rien que d’être aimée.

Ta tasse tremble, je vibre, les entrailles de la ville bouillonnent  Paris est vivante, Paris frémit.

Le fourmillement incessant des badauds à Châtelet me fascine,

Le défilé de couleurs à Bastille m’affame et 

Une palette de délicieux mets chinois me ravie à Place d’ Italie

Et c’est la métisse qui me trouble, virevolte autour de moi et m’entraine

dans un tourbillon déstabilisant qui me  réjouie et me transporte aux Champs Elysées.

Paris je t’aime, Paris je te hais.

Je suis esclave de cet amour exclusif, que je souhaite et que tu ne me donneras pas.

Oui je suis égoïste et je ne te veux qu’a moi,  sans question de partage ou de je ne sais quoi!

Je te le cri du haut de la tour Eiffel, je me fiche que tous le sache, je te prends, je t’enlève.

L’ Arc de triomphe, les Invalides et Notre dame seront mes remparts, Quasimodo viendra m’aider.  

L’orage a croqué le soleil, le vent balayé mes pensées, tu as fini ta tasse et tu prends cet air pressé

Tu as remis ta redingote et ton vieux béret râpé et tu te faufiles entre les gouttes sans te retourner.

Si je quitte tes rues, tu habites mon cœur. Tu te ternies. Paris revêt son manteau gris elle est en deuil.

Je rentre mais je ne te quittes pas ma belle, je reviens là où tu me suis, je te guetterai a la fenêtre.

~ par dasweetlady le février 13, 2008.

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