L’autodafé
Son art est mort. Flambé dans l’autodafé suicidaire qui embrasa la réunion des taudis. Les flammes, s’étirant, ondulantes vers le ventre balonné du ciel, le cramait en faisant apparaitre de grosses pustulles noires poussiéreuses. Des nuages. Si le ciel est démagogue, la terre est traitre. Elles les a portés et supportés pendant les palabres. Ils l’ont jugé, tous, collégialemnt, inflexibles et unanimes. Ils ont décidé: il est coupable, ses lettres sont bossues, sa prose torve. Sa facon de voir est trop différente, trop fausse. Ce n’est pas un écrivain. Brulez toutes ses oeuvres. ce n’est pas même un amateur, c’est un écrivaillon déchu, une raclure , un raté de la littérarure.

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